| McIntosh MC300 |
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| Amplificateurs | ||||||||||||||||||||||||||||||||
| Écrit par Roger Manvu | ||||||||||||||||||||||||||||||||
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Le MC300 est un amplificateur de puissance fabriqué par le constructeur américain McIntosh entre 1995 et 1999. Cet modèle ne trahit pas la grande tradition McIntosh consistant à proposer des appareils haut de gamme aux spécifications hors-normes, produits entièrement en interne par la firme américaine. Apparence, entrées/sorties La première chose qui saute aux yeux avec ce MC300, comme avec les autres modèles de la marque, ce sont les deux énormes VU-mètres rétro-éclairés, tout comme les textes en façade et le gros logo McIntosh figurant au centre. Cela donne à l'appareil un look rétro, mais attrayant. Un parti-pris esthétique des plus réussis que la marque conserve toujours à l'heure actuelle. Sur cette face avant sont présents deux contrôles rotatifs: à droite le switch ON/OFF, à gauche un sélecteur permettant de rêgler les VU-mètres. Le premier règlage (Watts), fait fonctionner les VU-mètres de manière classique, avec une particularité: à chaque pic de puissance, l'aiguille est maintenue un court instant dans sa position, ce qui permet une lecture plus aisée à l'utilisateur. La deuxième position, "Hold", maintient l'aiguille dans la position du dernier pic de puissance. Si aucun autre pic ne survient, l'aiguille regagne très lentement sa position initiale. Ce rêglage peut s'avérer utile pour vérifier la puissance maximale délivrée par l'amplificateur sur un certain laps de temps. Le circuit pilotant les VU-mètres est un système élaboré qui mesure constamment le voltage et le courant délivré aux enceintes. L'impédance d'une enceinte peut varier selon la fréquence, résultant dans une variation du courant de sortie. Le circuit de mesure prend ce paramètre en compte en indiquant à tout moment la puissance de sortie réelle. On remarque aussi, sur le panneau avant, deux indicateurs "Power Guard". Il s'agit d'un circuit de protection breveté par le constructeur et empêchant tout clipping de l'amplificateur. Si cela devait arriver, le canal concerné est immédiatement mis en protection, protégeant de ce fait tout dégât sur les enceintes. Au niveau de la face arrière se trouvent les entrées RCA plaquées or ou XLR (balanced) ainsi que les rêglages de gain. Un switch permet d'utiliser l'amplificateur en mode mono ("bridged" pour monter jusqu'à des impédance de 16Ohms ou "parallel" pour diviser les impédances et ainsi descendre jusqu'à 1Ohm). Ces nombreuses possibilités permettent d'envisager de multiples configurations et de piloter absolument n'importe quel type d'enceinte. Les borniers sont de taille impressionnante et permettent d'utiliser du câble de très forte section. Construction interne Comme toujours chez McIntosh, un grand soin a été apporté à la construction. C'est du 100% modulaire, afin de faciliter la maintenance. Tout est parfaitement à sa place, c'est vraiment du travail très propre. Un gigantesque transformateur occupe la partie avant de l'appareil. Il est entouré par deux "Audio Autoformer" dédiés à chaque canal. Ces modules massifs, eux aussi brevetés/fabriqués par McIntosh, permettent de garantir la même puissance de sortie peu importe l'impédance de l'enceinte utilisée (ici, 300Watts par canal sous 8, 4 ou 2 Ohms). Leur conception rend également impossible à tout courant continu de passer par les enceintes, ce qui ajoute encore une protection supplémentaire. Cette tehnologie est-elle réellement utile ? Elle est en tout cas habituelle chez McIntosh, qui en équipe la grande majorité de ses amplificateurs Derrière ces imposants modules se trouvent les transistors de puissance montés sur dissipateurs. Ils sont au nombre de dix par canal. Grâce à eux, le MC300 est capable de piloter n'importe quelle enceinte, même les plus difficiles. Sur des types d'enceintes particuliers dont l'impédance tombe à 1 ou 2 ohms à certaines fréquences, l'ampli est capable de délivrer des pics de plus de 85 ampères, et ce en toute sécurité. On remarquera aussi, au milieu de l'appareil, deux gigantesques condensateurs de filtrage (dont le diamètre fait d'avantage penser à une cannette de soda qu'à un composant électronique...) pouvant emmagasiner une énergie de plus de 227 joules. Ecoute Les compte-rendu d'écoute se complèteront au fil du temps, car j'envisage de tester cet amplificateur sur d'autres modèles d'enceintes. Cabasse Iroise 500: La superbe scène sonore du MC fait très bon ménage avec la technologie SCS ! Chaque instrument est positionné idéalement dans l'espace, les enceintes s'effacent littéralement pour laisser place aux enregistrements. Superbe. Le McIntosh propose une écoute chaleureuse. Les graves sont bien présents, mais pourraient être plus véloces, les Iroise en étant capables. Il est certain que le MC300 n'est pas l'ampli le plus dynamique du monde et sous-explote légèrement les Iroise à ce niveau. Un changement de source permettrait-il d'améliorer la chose ? Probablement. A tester. L'excellent point est la musicalité du MC. Elle est retranscrite d'une excellente manière sur ces enceintes. L'écoute est chaleureuse, les timbres des instruments superbes. Aucun écroulement sonore à l'horizon sur les messages audio complexes, gage de qualité. Celestion 66: Voici enfin l'électronique que j'attendais pour faire fonctionner ces enceintes convenablement (cf. l'article Celestion 66 Studio Monitor) ! Par-rapport à mes associations précédentes, la scène sonore est considérablement élargie, des bas-médiums plus présents (chose qui a tendance à effectivement manquer à cette enceinte), une nette évolution dans la qualité des timbres et une tenue du woofer + passif améliorée (le plus difficile !). La réserve en puissance de l'amplificateur est excellente. La moindre demande en énergie est transmise aux enceintes avec une grande stabilité, sans écroulement sonore. Quel plaisir lors de l'écoute. Cet ampli met en valeur les Celestion. Cela prouve qu'elles sont encore capables de grandes prouesses, n'en déplaise aux détracteurs. A quel prix, certes, mais le résultat est là. Celestion Ditton 33: Grande amélioration également sur ces enceintes. Le grave est vraiment mieux tenu et descend maintenant bas sans traînage excessif. Même si on atteint pas les qualiité de reproduction de la 66 sur cette plage de fréquence, la prouesse à de quoi surprendre sur une enceinte de ce type ! Le registre medium-aigu est la deuxième bonne surprise: le milieu du spectre est très vivant, avec une belle texture et beaucoup de détails. Cette plage de fréquences est d'avantage mise en avant que sur les 66. Mais l'élément qui m'a vraiment sauté aux oreilles à l'écoute, c'est la qualité de la scène sonore: la musique paraît en effet comme décollée des enceintes. Le plan horizontal est très large, les instruments plutôt bien positionnés dans l'espace. Le meilleur résultat est obtenu avec les enceintes surélevées et le medium-aigu placé à hauteur d'oreille. Je dois dire que je ne m'attendais pas à un tel résultat de la part des 33 et que j'en suis resté très surpris... sur le plan de la spatialisation, et aussi étonnant que cela puisse paraître, c'est presque mieux que sur les 66 !! Peut-être faudrait-il songer à surélever ces dernières pour en améliorer également la scène sonore ? A voir... Une très bonne surprise en tout cas. JBL 4311b: Le meilleur rendement des JBL se fait immédiatement remarquer. Le haut du spectre interpelle l'auditeur: c'est très ciselé, incisif. La scène sonore est de bonne qualité et très ouverte, mais j'en avais déjà l'habitude sur ces enceintes. Même chose au niveau du medium, nettement plus en avant que chez Celestion, presque trop d'ailleurs... la présence de potentiomètres de réglage est la bienvenue pour corriger cette agressivité. Une écoute toutefois superbe, JBL + McIntosh est un mariage heureux. Conclusion Design attrayant, construction exemplaire, superbe sonorité, McIntosh reste un constructeur haut de gamme, les prix sont donc prohibitifs, mais les performances de l'ampli sont remarquables. On peut trouver certains modèles en occasion à de bon prix (entendez: de bon prix pour du McIntosh !!). A 2000€ en moyenne le prix à l'occasion d'un tel appareil, son achat n'est effectivement pas à la portée de toutes les bourses. Les mises en vente sont rares et il faut en général se décider rapidement pour ne pas manquer une bonne affaire. Mais ces appareils sont très recherchés, du coup leurs prix sur le marché de l'occasion ne décote pratiquement pas. A 2000€, l'investissement est certes important, mais les risques sont limités, la valeur de revente restant plus ou moins stable au fil des années. Après évolution de mon installation et comparaisons, le seul reproche que je pourrais formuler à l'encontre du MC300 est sa capacité dynamique limitée, au profit cependant d'une musicalité exemplaire et d'une scène sonore vraiment somptueuse. Il faudra tenir compte de ce paramètre en fonction des enceintes associées et du type d'écoutes privilégiées par l'auditeur. Caractéristiques (source: manuel de l'utilisateur)
Cote de l'occasion: de 1800 à 2500€ pour un modèle en état neuf. |




Commentaires
As i don't know how old my amp is, I ask if this "modification" is depending from the year of production? It looks like that McIntosh changed something on the MC300 during the period.
Don't know why McIntosh made these modifications. Maybe to comply with region-related security specifications.
Mine was an european 230V MC300 and didn't had a fan.
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